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<subtitle>Mesurer, chaque jour, l'espace entre soi et l'autre</subtitle>
<updated>2009-12-03T20:46:09+01:00</updated>
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<title>La bureaucratie sans le communisme : les dernières nouvelles de La Réserve</title>
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<updated>2009-12-03T20:46:09+01:00</updated>
<published>2009-12-03T20:44:00+01:00</published>
<summary> 20 novembre : on m'annonce que mon nouvel ordinateur, réservé au mois de...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;20 novembre : on m'annonce que mon nouvel ordinateur, réservé au mois de mars... de l'année dernière, va être installé.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;23 novembre, 10h : on emporte mon ancien ordinateur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;24 novembre, midi : on apporte la tour et l'écran du nouveau. Pas de clavier.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;24 novembre, 14h : on apporte un clavier. Il ne fonctionne pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;24 novembre, 16h : on apporte un clavier qui marche. Le câble réseau n'est pas le bon.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;24 novembre, 18h : on apporte un câble réseau qui fontionne correctement. Il me manque trois logiciels essentiels. Deux autres ne sont pas activés. On essaie quelques clés qui ne marchent pas (déjà utilisées pour d'autres postes - oui mais lesquels ?).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;25 novembre, 10h : on m'installe un des trois logiciels manquants. Le cédé du deuxième erre quelque part dans La Réserve dans la poche du responsable du service informatique. On doit téléphoner à la société qui produit le troisième.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;28 novembre, 10h : on m'installe le deuxième logiciel. La société qui produit le troisième n'a jamais entendu parler de nous. Il faut commander la nouvelle version. Pour cela, il me faut collecter quatre signatures et patienter...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;28 novembre, 10h : le deuxième logiciel réclame une activation. Celle que je tente par internet est refusée : vraisemblablement, la clé a déjà été utilisée. Message sur le répondeur du service informatique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2 décembre, 10h : un informaticien arrive avec quatre clés différentes qu'il va tester pour l'activation. Toutes sont refusées. Il me promet de revenir, en vain.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;___&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;31 novembre, 17h : on nous informe que tous les crédits non dépensés doivent être engagés avant le 4 décembre (comptes cloturés au-delà). Beaucoup de papiers à remplir, de notes justificatives à écrire, de signatures à collecter. Personne n'est d'accord sur la procédure exacte, celle qui va nous assurer le succès.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1er décembre, toute la journée : je remplis des bons de commande, écris des notes, cherche des fournisseurs, du matériel, compare les prix.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2 décembre, 10h : le contrôleur financier fait savoir que toutes les commandes passées avant le 4 décembre mais livrées au-delà du 31 décembre seront purement et simplement annulées.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3 décembre, 10h : le contrôleur financier fait savoir que la date ultime de livraison est reportée au 21 janvier 2010.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3 décembre, 16h : tous les achats sont suspendus.&lt;/p&gt;
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<name>christophe</name>
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<title>Perdre et se perdre</title>
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<updated>2009-12-02T22:06:59+01:00</updated>
<published>2009-12-02T22:06:00+01:00</published>
<category term="La boîte noire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary> Il y a des efforts que je n'ai tout simplement plus la force de faire. Je me...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a des efforts que je n'ai tout simplement plus la force de faire. Je me sens sur le point de couper des branches (les racines, elles, sont détrempées de longue date). Les amitiés à bout de souffle qui dégagent des relents de malveillance me pèsent, alors même que j'ai l'impression de me débattre entre un boulot qui me rend dingue et le manque de temps.&lt;br /&gt; Gide disait d'Herbart&amp;nbsp;(je cite de mémoire) : «&amp;nbsp;J'ai longtemps aimé les qualités de Pierre&amp;nbsp;; je crois qu'à présent je préfère encore ses défauts&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; J'aimerais quant à moi parvenir à voir autre chose que ses défauts, à retrouver derrière ses nouveaux masques (qui se déforment et se peaufinent au gré des nouvelles rencontres, des nouvelles sympathies) les élans de tendresse et de sympathie qui ont fait et qui font que, parmi tous les visages que l'on croise, certains sont élus, certains vous élisent.&lt;br /&gt; Il suffit finalement de bien peu de chose (je pense à &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Art&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, de Yasmina Reza), tout au moins des coups bien faibles (mais répétés), pour qu'une amitié se délite, au point que l'on en est bientôt à se présenter, derrière les plaisanteries acides, d'incessantes additions.&lt;br /&gt; Et je me tais, par lâcheté beaucoup, mais aussi parce que je ne sais pas si, au fond, cette tristesse, cet agacement qui confine au ressassement n'est que transitoire (est-ce un effet de ma fatigue&amp;nbsp;?) ou si je suis simplement plus lucide, si j'ai pris suffisamment de distance pour considérer (avec tout l'aveuglement ou le strabisme que cela implique - j'en suis conscient) notre relation de dix ans.&lt;br /&gt; A quoi bon blesser et accepter de se faire blesser&amp;nbsp;: on sait où enfoncer les aiguilles, doit-on vraiment le prouver ?&lt;br /&gt; Alors je me tais et je ratiocine&amp;nbsp;: ne pas appeler, me terrer. C'est d'autant plus facile à mettre en œuvre que l'ami est aussi lâche que vous.&lt;/p&gt;
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<title>James Purdy, Chambres étroites</title>
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<updated>2009-12-02T21:52:26+01:00</updated>
<published>2009-11-25T21:41:00+01:00</published>
<category term="Les livres" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
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<category term="tennessee williams" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
<summary>  Sidney sort de prison et retourne chez son frère avec le poids d'un crime...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://journalextime.hautetfort.com/media/01/01/1679438564.gif&quot; id=&quot;media-2139791&quot; alt=&quot;1b110e74b886c15780ab7baf2ad36f8a-300x300.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; width=&quot;80&quot; height=&quot;126&quot; /&gt;Sidney sort de prison et retourne chez son frère avec le poids d'un crime qu'il ne s'est pas pardonné et des goûts sexuels que la prison a confirmés. Il accepte un emploi reconnu par tous comme dégradant de garde-malade auprès d'un jeune type devenu mutique et atonique après un accident dont il fut responsable et qui coûta leur vie à ses frères et à son père. Un autre rôde, le fondeur, manipulateur et obscène...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Un après-midi, une semaine environ après la visite de Vance, Mme Vaisey, pleine de sombres pensées, distraite et sachant à peine ce qu'elle faisait, avait monté sans bruit l'escalier. La porte de la chambre de Gareth était ouverte, et le grand rideau flottant, pareil à l'une des robes en brocart ancien de la mère d'Irene, palpitait dans la brise pré-crépusculaire. Elle regarda à l'intérieur. Elle s'attendait aussi peu à e qu'elle vit qu'à reconnaître son propre visage et son propre corps dans son cercueil. Sans savoir ce qu'elle faisait, elle entra dans la chambre.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; A cause des non-dits, des rapports de force érotiques et sentimentaux, on pense à Tennessee Williams. Le magnétisme sexuel qui jette à genoux les jeunes gens de ce livre, blessés, jaloux ou revanchards, est d'une crudité étonnante. Une vision pessimiste de la sexualité et du désir - malgré les promesses de rédemptions qui n'apporteront jamais le bonheur&amp;nbsp;; au mieux la connaissance de soi, celle qui vous éclate au visage avant de mourir. L'incipit nous le dit&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;L'embryon humain est roulé en boule, les narines entre les genoux. A la mort, la pupille s'ouvre toute grande.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Quelques scènes hystériques - le viol sur la tombe - tellement assumées par l'auteur et les personnages,qu'on ne peut que s'incliner et y lire le degré zéro du plaisir. Chaque tentative de compréhension des événements et des désirs jette les personnages aux antipodes de leur raison. On les voit se débattre, creuser leur déplaisir et leur peine avec un acharnement terrible. Comment ai-je pu passer jusque là à côté de cet auteur&amp;nbsp;? (c'est le Philosophe qui me l'a conseillé.)&lt;br /&gt; James Purdy, &lt;i&gt;Chambres étroites&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
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<title>Strella</title>
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<updated>2009-12-02T21:07:10+01:00</updated>
<published>2009-11-22T21:04:00+01:00</published>
<category term="Les films" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
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<category term="panos h. koutras" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
<summary>   Strella , film grec de Panos H. Koutras, le réalisateur de l' Attaque de...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://journalextime.hautetfort.com/media/02/00/1579981437.jpg&quot; id=&quot;media-2139724&quot; alt=&quot;19186789.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20091021_050018.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; width=&quot;106&quot; height=&quot;142&quot; /&gt;&lt;i&gt;Strella&lt;/i&gt;, film grec de Panos H. Koutras, le réalisateur de l'&lt;i&gt;Attaque de la moussaka géante&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yiorgos sort de prison au terme d'une peine de 14 ans, erre un peu dans Athènes, le temps de retrouver le rythme des pas de l'homme libre, l'espace de la grande ville, le nouveauté des lieux. Il s'échoue dans un de ces hôtels impersonnels sans être véritablement glauque. Une jolie transexuelle erre elle aussi sur la moquette des couloirs, lui demande du feu, lui redemande du feu, le drague un peu.&lt;br /&gt; Le chœur grec est mourant et mesure le peu de rôle qu'il lui reste à jouer dans l'énoncé du destin. Surtout, il ne s'étonne plus de rien, surtout pas d'une relecture des mythes, relecture qui ne pousse plus les enfants incestueux à se crever les yeux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un film complètement amoral et scénaristiquement assez invraisemblable - mais pas plus que ce à quoi nous a habitué la mythologie... Systématisme de la caméra à l'épaule et des plans très serrés un peu crispant à l'occasion. Pour autant quelque chose émerge de ces improbabilités&amp;nbsp;; une poésie serait mensonger, mais quelque chose de plaisant dû pour beaucoup à l'attachement du réalisateur pour ses personnages. Ça fait pas lourd ont dit certains. Je m'en contente sans me forcer.&lt;/p&gt;
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<title>Une fessée ! Une fessée !</title>
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<updated>2009-11-16T22:48:18+01:00</updated>
<published>2009-11-16T22:48:18+01:00</published>
<category term="Que faire de son temps libre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary> La fessée risque d'être interdite. Dommage, j'aimais bien en donner et en...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La fessée risque d'être interdite. Dommage, j'aimais bien en donner et en recevoir. Dommage également&amp;nbsp;: j'aimais bien la conseiller aux parents dont les mômes me cassent la tête.&lt;br /&gt; Au-delà du parti que j'ai pris d'en rire, je n'ai pas de véritable avis psycho-médical sur la question. J'ai dû moi-même en recevoir quelques-unes, modestes, et Dolto disait qu'une claque ou une fessée (modérée évidemment) n'avait rien de tragique et avait au moins le mérite de calmer les parents (!).&lt;br /&gt; Bien entendu, il n'y a aucune valeur éducative dans la fessée et je ne doute pas un instant qu'elle fait, comme le disait Dolto, plus de bien aux parents qu'aux enfants, du strict point de vue de la question éducative. Mais tous se passe comme si tous les parents étaient en mesure de verbaliser et de se distancier lors des situations tendues. Pour avoir autrefois travaillé avec des enfants - pour certains - difficiles auxquels nous ne distribuions ni fessées ni claques, tentant de mettre des mots sur des situations parfois assez graves, je sais que certains parents sont parfaitement démunis et même, pour certains, incapables de formaliser le chaos qui se déploie très profondément en eux. Je doute que ces parents-là accueillent favorablement cette mesure - si elle passe - et ils n'accueilleront qu'avec un humour relatif les menaces de leurs mômes («&amp;nbsp;si tu me touches, j'appelle la police&amp;nbsp;»).&lt;br /&gt; De toute évidence, elle ne passera pas car les députés préfèrent de loin, non pas laisser aux parents le choix de leur modèle d'&amp;nbsp;«&amp;nbsp;éducation&amp;nbsp;», non, mais que l'ordre règne au sein des familles, histoire de bien préparer les gosses à la discipline&amp;nbsp;: pendant ce temps-là (le temps des baffes), on peut rogner les budgets de l'éducation et investir massivement dans les sciences appliquées&amp;nbsp;: on finira bien par inventer la machine miracle qui fabrique une énergie renouvelable et propre, qui fait gagner des millions à ceux qui ont contribué au prêt d'État. Bah tiens&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
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<title>Les effets secondaires d'un sandwich au thon</title>
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<updated>2009-11-16T21:42:42+01:00</updated>
<published>2009-11-16T12:40:00+01:00</published>
<category term="Que faire de son temps libre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary> Rien ne vaut une pensée à ruminer...     Les bruns doivent aimer les blonds....</summary>
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&lt;p&gt;Rien ne vaut une pensée à ruminer...&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Les bruns doivent aimer les blonds. Et ceux des bruns qui ne les aiment pas sont en fait des blondes à l'intérieur.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
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<title>Sin nombre</title>
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<updated>2009-11-16T22:15:54+01:00</updated>
<published>2009-11-15T21:56:00+01:00</published>
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<category term="cary fukunaga" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
<summary>   Sin nombre  ce soir avec le Marin. Je ne reviendrai pas sur mon rapport...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;img src=&quot;http://journalextime.hautetfort.com/media/01/01/772702689.jpg&quot; id=&quot;media-2105794&quot; alt=&quot;19168262.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20090915_124637.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2105794&quot; height=&quot;138&quot; width=&quot;103&quot; /&gt;Sin nombre&lt;/i&gt; ce soir avec le Marin. Je ne reviendrai pas sur mon rapport aux gangs, là où mon gauchisme résiste mal, dans la mesure où j'en ai déjà parlé &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://journalextime.hautetfort.com/archive/2009/10/26/436f0a0509de6ad286acdb5938cea2df.html&quot;&gt;çà&lt;/a&gt; et &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://journalextime.hautetfort.com/archive/2009/04/05/du-banditisme.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt;. Très beau film pessimiste. Territorialités omniprésentes. Celle des gangs, qui découpent les villes et les régions au gré de leurs conquêtes et de leurs meurtres, dans des pays (d'Amérique centrale) où il est difficile de l'ignorer tant ils sont présents et visibles, tatouages qui couvrent peu à peu la peau au fur et à mesure des cadavres abandonnés sur les routes. Territorialité géopolitique également, circuit sauvage censé mener vers un ailleurs luxuriant (les États-Unis), ailleurs bien décidé à lutter de toutes ses forces pour limiter ce que ce peuple pourtant colonisateur et pionnier considère comme une invasion.&lt;br /&gt; Les mécanismes de recrutement, d'adoubement par les chefs, sont bien montrés et me laissent désœuvrés&amp;nbsp;: quelles solutions sociales et individuelles pourrait-on apporter quand est à ce point inscrit au plus profond de la chair le goût du pouvoir et de la violence&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; C'est pourtant une population qui verse volontiers dans le sentimentalisme (la réunion, après la mort du chef) et la religiosité (j'ai pensé à &lt;i&gt;la Vierge des tueurs&lt;/i&gt;), le tout dans une confusion de repères sidérante. Alors bien entendu, on ne peut qu'entrer en résonnance avec le dissident auquel a été ôté une jeune fille et croire, avec sa nouvelle compagne d'infortune, qu'ils peuvent s'en sortir...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans la salle, un enfant de dix ans (au maximum), accompagné de ses parents, assiste aux égorgements, aux coups qui pleuvent sur un môme à peine plus âgé que lui, aux tentatives de viol. Mais où diable est passé ce cher Christian Vanneste ?&lt;/p&gt;
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<title>Les Apaches et les colliers de perles</title>
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<updated>2009-11-16T21:39:05+01:00</updated>
<published>2009-11-14T21:37:00+01:00</published>
<category term="Quel monde merveilleux que le nôtre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary> Samedi midi, rendez-vous avec ma tante dans un restaurant...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Samedi midi, rendez-vous avec ma tante dans un restaurant «&amp;nbsp;sympa&amp;nbsp;» de son arrondissement (par «&amp;nbsp;sympa&amp;nbsp;» entendez&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;cool&amp;nbsp;» - enfin «&amp;nbsp;cool&amp;nbsp;» pour le 7&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;, cela va de soi), à École militaire. Sitôt sorti de la bouche du métro, mes capacités cognitives et mon «&amp;nbsp;intelligence sociale&amp;nbsp;», sommaires, me permettent toutefois de mesurer la désagréable étrangeté de la situation&amp;nbsp;: une foule dense, tout d'abord, et jeune, passablement excitée, a envahi la rue. Plus navrant&amp;nbsp;: non loin, un type à cagoule donne des coups de pied dans le ventre d'un homme à terre. J'enfonce rapidement mon portable au fond de ma poche et me dirige vers le restaurant, lequel, pour sympa qu'il soit, est plongé dans le noir&amp;nbsp;; surtout, il est fermé de l'intérieur&amp;nbsp;: je vois la chaîne et le cadenas, et une jeune fille me fait signe «&amp;nbsp;non&amp;nbsp;» du doigt. Ça me fait rire&amp;nbsp;: au moins, ils ont des réserves en cas de siège. Je reprends le métro. J'apprendrai plus tard qu'il s'agit d'une distribution d'argent annulée, volte-face des organisateurs qui a provoqué le mécontentement de la foule massée là et de quelques lascars qui ne perdent désormais plus une occasion de pratiquer la «&amp;nbsp;réappropriation&amp;nbsp;», Robins des bois modernes sans doute plus conformes au modèle historique qu'à ce qu'en a fait la légende, hollywoodienne notamment (ah le petit pantalon moulant d'Errol Flynn&amp;nbsp;!)&amp;nbsp;: tout pour moi et fuck les autres.&lt;br /&gt; Je dis à ma tante en ricanant, retrouvée en bas de chez elle (elle n'a pas pu accéder à la rue, verrouillée par les CRS), que si l'ordre n'est pas rétabli à École militaire, le quartier est mal barré&amp;nbsp;! Le 7&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt; arrondissement avait déjà subi les assauts de ce que les journalistes appellent désormais «&amp;nbsp;les bandes de jeunes des banlieues&amp;nbsp;» il y a quelques mois, dévastant l'esplanade des Invalides et rackettant les mômes qui s'étaient massés là pour fêter (je crois) leur baccalauréat. L'avenue des Champs-Élysées est elle-même sillonnée assez régulièrement par des Apaches qui ont jeté bas bien des valeurs - sauf évidemment celles du bling-bling, casquette Vuitton vissées sur la tête (rien que cette option marketing de la marque ne lasse de m'interroger).&lt;br /&gt; Je suis toujours étonné que les quartiers bourgeois ne soient pas plus prompts à se défendre. Ils savaient autrement mieux lutter contre le prolétariat des XIXe et XXe siècles. Bien sûr, on ne peut que se réjouir que les bourgeois n'obtiennent plus du préfet de police que ses hommes tirent dans la foule. Mais je m'étonne et je m'inquiète tout de même&amp;nbsp;: que feront tous ces manteaux de fourrure et ces vestes bavaroises de leur colère rentrée&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<name>christophe</name>
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<title>Dissociation I</title>
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<updated>2009-11-14T02:50:51+01:00</updated>
<published>2009-11-14T02:37:00+01:00</published>
<category term="La boîte noire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>            &amp;nbsp;   Dehors le chaos s'étendait de ville en ville. Tombant...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://journalextime.hautetfort.com/media/02/01/1799916528.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://journalextime.hautetfort.com/media/02/01/1799916528.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://journalextime.hautetfort.com/media/02/01/1799916528.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dehors le chaos s'étendait de ville en ville. Tombant sous la fièvre de cette désorganisation contagieuse, les autorités s'écroulaient, abandonnaient les bureaux. Certains, particulièrement naïfs, brûlaient tout derrière eux, comme s'il pouvait encore y avoir un après, comme si un jour ils seraient sommés de rendre des comptes. Dans la rue, on s'était mis à danser au milieu des papiers blancs bientôt gris, autour de vieux musiciens qui avaient retrouvé dans leurs caves, dans leurs greniers, des instruments sur lesquels ils cassaient leurs doigts ou épuisaient leur souffle. Des jeunes gens s'agitaient dans des danses frénétiques de fin du monde.&lt;br /&gt; Des gens quittaient des pays sur des bateaux, puis sur des barques, puis sur des bouées. D'autres arrivaient en avion, puis à vélo, puis à pieds. L'eau continuait de monter, débordait les digues, grignotait avec un appétit d'enfant hirsute les falaises qui s'écroulaient dans un tumulte formidable.&lt;br /&gt; On n'avait pas attendu avant de piller les commerces. Les hommes, les gosses, repartaient - c'était comique&amp;nbsp;! - avec des appareils électriques inutilisables. Les coupures d'électricité se multipliaient, des villes entières demeurèrent dans l'obscurité la nuit et de vieux fous se remirent à guetter la lune pleine.&lt;br /&gt; Les premiers jours, on porta les cadavres en périphérie des villes dans des fosses creusées à la hâte, pas assez loin toutefois&amp;nbsp;: ils n'étaient pas si nombreux ceux qui connaissaient l'odeur aigre de la chair en décomposition, les mouches et les insectes. Parfois, on sacrifiait les vieux alcools planqués dans les caves, on siphonnait les moteurs, pour brûler les morts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans sa chambre aux murs blancs, un jeune homme détourna les yeux de la fenêtre. Le joli parc où on le menait promener, plié sous le poids des médicaments, était jonché à présent de caissons à roulettes éventrés et de rapports psychiatriques qui voletaient, se nichaient dans les arbres, palissaient peu à peu sous l'effet de la pluie.&lt;br /&gt; Le frelon qui avait dévoré sa mémoire ne se taisait pas, bourdonnait avec une splendeur de sirène autour de l'arbre noir, au fond du parc, se cassait les branches en cris de pendus&amp;nbsp;: une mousse bleue grignotait peu à peu ses membres qu'il voyait tomber, effaré, sur ce qu'un narrateur silencieux appela les dalles blanches. Une main encielée voletait comme un démon archaïque, échappait à ses tentatives de morsures, enroulait de longs filaments d'yeux autour de son tronc et il sentait son poids sur une gorge, étouffait les papillons qui se battaient dans sa poitrine. Bientôt un vieil homme viendrait pour lui ouvrir le ventre et extirper l'enfant insecte, l'enfant nuit qui ne parvenait plus à grandir.&lt;/p&gt;
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<name>christophe</name>
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<title>La sublimation tenue en échec</title>
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<updated>2009-11-22T01:59:37+01:00</updated>
<published>2009-11-14T01:40:00+01:00</published>
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<summary>             Corps souillé d'écumes laiteuses séchées sur un visage blanc....</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://journalextime.hautetfort.com/media/01/01/1444383147.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://journalextime.hautetfort.com/media/01/01/1444383147.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://journalextime.hautetfort.com/media/01/01/1444383147.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Corps souillé d'écumes laiteuses séchées sur un visage blanc. Derrière les paupières, les dernières images, confuses et morcelées, errent dans le vitré. Les doigts sont crispés dans un élan de sauvagerie : visages griffés de l'ennemi, boues de terre et de sang sous les ongles.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Brûlures de mains sur les flancs, chairs empoignées et peau qui peine - les veines se figent. Les genoux ont creusé la terre, la terre a creusé les genoux, et les jambes ont tenté de fuir la béance ricannante : la victoire de l'autre, le dernier, qui toise, le dégoût de la mort sur les lèvres. Humeurs salées qui coulent le long des jambes. Etrange tableau du devenir : la chose est morte. Le vivant de l'extérieur, déjà, s'apprête à grouiller, mordre, dissoudre sous un voile d'humus à venir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sous votre regard, je suis l'objet. Vos dents se referment sur moi, vos doigs me fouillent. Je suis le gibier à vider. Votre regard si doux qui m'anéantit, j'en rêve depuis l'enfance ; je sens vos ongles plantés dans ma peau depuis toujours. Votre violence dans mon ventre de poupée qui parle. Eructant à mon oreille, alors que vous êtes sur moi, la main sur ma bouche.&lt;/p&gt;
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