18 juillet 2009

Le Roi de l'évasion

19134210.jpgD. retrouvé en milieu d'après-midi près de l'église Saint-Eustache. J'imaginais une arrivée triomphante, le sourire aux lèvres, peut-être même, pourquoi pas, au bras du type rencontré au pacs de ChapiChapo, et dont je lui ai donné le mail il y a quelques jours. Las ! Le type est apparemment l'un de ces histrions qui ne sait pas ce qu'il veut. Pire : qui oublie même s'être montré entreprenant ! On prend le parti d'en rire...

Tentés par un ciné, on choisit un peu au hasard Le Roi de l'évasion (Alain Guiraudie). Un pédé du sud, d'une quarantaine d'années, tombe sous le charme d'une gamine fugueuse. Je m'attendais un peu à une comédie dramatique empruntant - et pourquoi pas ! - au registre du drame social. Dès les premières minutes, je comprends (nous comprenons) qu'il s'agit peut-être bien d'une énorme farce. Même pas. On dirait un (très) mauvais Mocky : des pointes de sérieux (celles du réalisateur) viennent pourrir les scènes qui promettaient d'exploser en bouffonnerie. Les événements s'enchaînent, on court beaucoup dans les bois, longues scènes de vélo dans des montées qui mettent sans doute à la peine un acteur un peu plus que grassouillet... Et ça court dans les bois. Et ça baise. Et ça court. Et ça suce son patron. Et ça court.

Tout n'est pas raté et certaines situations sont franchement drôles, mais... le scénario...

Nous avons poursuivi la soirée au restau et, s'il nous manque encore la connivence des amitiés anciennes, nous continuons à tisser les liens. Je m'amuse à imiter sa mère - que je ne connais pas, portrait dont la justesse hasardeuse l'amuse. Pas envie d'interrompre la soirée, ni l'un ni l'autre, et nous partons boire un verre au Quetzal. On tombe sur Da., un ami de Chapi que je connais maintenant de longue date, gentil jeune homme extrêmement timide. Conversations légères en regardant passer les garçons. On parle des vacances, c'est de saison : le Liban pour Da., une île bretonne pour D., chez ses parents. J'aime bien leurs sourires narquois lorsque je crois pouvoir donner à tous deux une leçon, celle du gendre idéal... Retour dans des fous rires vers 3 heures du matin.

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