29 avril 2009

De la douceur des souvenirs cinématographiques balayée par une conversation entendue

19081537.jpgUn été italien, de Michael Winterbottom.

Après le décès de sa femme, un homme plaque tout pour partir un an à Gênes avec ses deux filles. La culpabilité de la petite, visitée par sa mère dans le silence de sa chambre ou au hasard des ruelles sombres, lorsque sa grande sœur la plante là, excédée par ce poids d'enfance qu'elle traîne partout, alors que le soleil est haut et que les ragazzis, sur leurs scooters pétaradants, lui offrent leurs sourires et un peu davantage. Et le père qui tente de demeurer la force structurante - les bras réconfortants pour la petite, les règles (évidemment transgressées) pour la grande. Et sa résistance un peu lasse aux femmes. En sortant du cinéma, j'avais terriblement envie d'aller à Gênes, pour déambuler, à mon tour, dans les petites rues étroites, ou pour voir les torses hâlés fanfaronner.

 

19063334.jpgPonyo sur la falaise

Les promesses d'amour éternel d'un petit garçon à une petite fille-poisson. Encore les jolis et terribles motifs écologiques de Miyazaki avec l'idée qu'il n'est peut-être pas trop tard, que la nature et ses divinités seront, avec un peu d'efforts, encore magnanimes. Je me suis glissé dans la peau d'un enfant avec une facilité renouvelée.

 

 

Alors que j'écris, trois types assis derrière moi évoquent les filles mises à disposition dans les hôtels brésiliens. « À 14-15 ans, elles sont majeures là-bas ». Un autre évoque les petites des cités qui couchent pour rien à présent.

La chosification toujours possiblement à l'œuvre dans le désir masculin provoque toujours en moi des remugles, violente ma conscience - et je me prends à rêver de hordes de femmes vengeresses - et réveille le souvenir gênant d'être la chose, dans l'impossible dépassement du fantasme comblé avec effroi.

 

27 avril 2009

Des films d'horreur pas vus durant l'enfance

- Raconte encore...

- Eh bien, à un moment, à la place de l'eau, c'est du sang qui coule des robinets...

-  ...

- Et puis, il se passe quelque chose de vraiment horrible à la cave...

- ...

- Et c'est d'après une histoire vraie, tu sais...

-  ... ... ...

 

J'avais sept ans et je suppliais ma sœur de me raconter, encore et encore, des scènes du film Amityville qu'elle venait de voir avec son petit ami. On était dans la cuisine et je louchais sur l'évier qui, jusque-là, m'avait toujours semblé définitivement anodin. Dès lors, je me sentais prêt à voir du sang s'écouler du robinet à n'importe quel moment. Mais le pire était peut-être d'aller chercher une bouteille d'eau à la cave : l'escalier sombre, les murs de béton nu, le couloir encombré de machines étranges et la pièce terrifiante - ce maudit interrupteur qu'il fallait chercher dans le noir, au risque de laisser ses doigts s'engluer dans une toile d'araignée poussiéreuse. Je remontais les escaliers quatre à quatre, sans me retourner, à peu près certain de sentir dans mon dos le déplacement d'air d'une main sur le point de m'attraper.

 

 

Un peu plus tard, elle a récidivé en me racontant Poltergheist, s'attardant plus longuement sur la scène des cadavres sortant du trou creusé pour la piscine et sur celle où la marionnette clown tente d'étrangler le petit garçon. Depuis, j'ai peur des clowns : des marionnettes comme des vrais.

 

Plus de quinze ans après, je racontai à ma nièce l'histoire de The Ring, allant même jusqu'à imiter de façon drolatique - du moins le croyais-je - la démarche des fantômes asiatiques. Faisant cela, j'allais nourrir durant de longs mois, son propre imaginaire terrifique...

 

 

C'est bien entendu la note de Lancelot qui est à la source de celle-ci...

20 avril 2009

Du train, du père

podcast

 

Le train a dépassé Dax. La lumière est magnifique de douceur. Au dehors, alternent les champs à la terre noire, les forêts de pins, les étendues d'herbe à la couleur de blé et les tout jeunes résineux. À perte de vue, paysage monotone et plat s'il en est. Il est trop tôt pour les collines. Çà et là, des arbres gisent sur le sol sablonneux, déracinés par la dernière tempête.

Une zone industrielle sur laquelle semble régner une grosse usine de cellulose de pin. Des containers de toutes les couleurs empilés (je pense toujours à Anvers et à la zone industrielle sur le Schelde), des palissades assez laides qui semblent n'être là que parce qu'il faut bien en vendre et en acheter.

Vers 14 ou 15 ans, il m'arrivait d'accompagner mon père dans ses déplacements professionnels. Il me laissait dans la ville toute proche. Je déambulais, le walkman sur les oreilles, avant de m'installer dans un café où je commençais la lecture du livre que je venais de trouver. Ou, plus rarement, je le suivais dans l'usine où l'attendaient le client et les grosses machines malades. Et je visitais avec lui le site, j'observais attentivement les complexes chaînes (le bois coupé suivait le cours de son destin), les gros boutons rouges d'arrêt d'urgence, les consignes en allemand qu'il s'échinait à vouloir me faire traduire. Et il y avait toujours un ouvrier plus charmant que les autres près duquel je passais - odeur mêlée de sueur et de poussière de bois qui s'échappait de sa tenue bleue, les mains épaisses manipulant les machines et les morceaux de bois.

Je me revois, lors d'une de ces visites, assis dans l'herbe aux abords de l'usine, en train de lire L'Ensorcelée de Barbey d'Aurevilly, sentant sur ma joue le regard devenu lourd d'un de ces hommes bleus. Il était encore trop tôt pour que je sache que je ne pourrais pas toujours lancer des regards en coin sans conséquence.

Nous quittons Bordeaux. Un très joli jeune homme - je croise à l'occasion ses yeux d'amande dans la vitre du train - vient de s'installer. Il a adressé un petit geste de la main, d'une grande tendresse (petit mouvement des doigts, à peine esquissé) à une jeune fille restée sur le quai (sourire timide, dicté par le cœur, exempt de l'once de vanité qui passe parfois sur le visage des jeunes hommes) et qui le cherchait des yeux alors que le train démarrait.

Le soleil est en train de disparaître derrière la toile rose qui vole depuis la cime des arbres.

Je réalise aujourd'hui que si mon père rechignait à m'emmener avec lui dans des déplacements plus longs, c'était parce que l'une de ses maîtresses devait l'y rejoindre.

Angoulême semble déjà endormi derrière les volets peureusement clos (il est 21 heures), les seules lumières étant celles des feux de signalisation. Rétrospectivement, un certain nombre de choses prennent tout leur sens... Lors de vacances en Ardèche, mon père avait disparu toute une après-midi ou, plus exactement, ne se trouvait pas au bord de la rivière à pêcher, là où il était supposé être. Il avait par la suite prétendu n'avoir pas bougé, alors que ma mère et moi étions passés plusieurs fois, ma mère de plus en plus angoissée - mon père était sans doute déjà mort, tombé le nez en avant et emporté par le courant.

Il aura décidément fallu à ma mère beaucoup d'énergie pour ne pas voir l'évidence toutes ces années. Les rendez-vous professionnels inattendus sur le chemin de la maison pour justifier les absences, les retards.

Quand j'étais petit, je ne le voyais guère que le week-end, aussi m'apparaissait-il pour à peu près étranger. Et il n'était jamais totalement présent, même là. « Ton père est fatigué ». « Ton père a beaucoup de travail ». Je ne lui en veux pas, parce que j'ai l'impression (sans doute à tort), que même là, il n'aurait pas su contraindre mes angoisses. Peut-être aurait-il pu toutefois m'épargner davantage au moment de leur séparation, moins déléguer, ne pas croire que notre distance faisait de moi un confident possible (« ta sœur est ce qui nous a obligés à nous marier, ta mère et moi, et toi, ce qui m'a empêché de partir plus tôt »).

Des pédés au bûcher

19049971.jpgHarvey Milk hier soir avec G., J. et une amie anglaise, L.

À la sortie du film, il y a quelques semaines, le Petit Prince et le Renard étaient tout ragaillardis, le premier semblant découvrir, avec cette naïveté qui lui va si bien, les combats qui avaient été menés autrefois, à San Francisco comme ailleurs. Et il m'avait questionné sur mon supposé passé militant.

Une fois rentrés hier, nous avons évoqué le Pacs, G. et moi. Vous souvenez-vous que l'on nous avait promis la fin de la civilisation et, en sus, deux ou trois châtiments divins ? D'obscurs philosophes avaient été sortis d'un bien mystérieux carton pour éructer en plateau ou dans les colonnes interminables de la presse : puisqu'on vous dit que ça signera la fin de la république française ! Ne manquaient que les plaies d'Égypte... Quelques députés décidément très distingués avaient hurlé dans l'assemblée, au moment des débats : « stérilisez-les », ou s'interrogeaient avec intelligence : « et les zoophiles ? ». Christine Boutin avait brandi sa bible, s'était répandue dans la presse pour dire tout le bien qu'elle pensait de son coiffeur pédé, avait pleuré, avait reçu des fleurs, avait commencé, en somme, à exister médiatiquement. Un député gay, vu dans une manifestation antipacs au cours de laquelle on avait pu lire sur les pancartes de quelques effrayants bigots « les pédés au bûcher », avait été menacé de se faire outer, ce qui avait suscité des débats sans fin au sein d'Act up quant à la question de savoir s'il fallait mettre la menace à exécution. Depuis l'hémicycle, la pauvre Guigou avait passé des coups de téléphone désespérés aux courageux députés socialistes qui, craignant de se faire chahuter sur les marchés provinciaux, avaient rechigné à ramener leurs petites fesses. On s'était pointé dans le marais pour haranguer les foules et les pousser, sinon à l'émeute, du moins à la manifestation spontanée. Mais il faisait beau, les pédés sirotaient leur bière en terrasse, certains s'impatientaient : « Ôte-toi de mon soleil ». Je ne sais même plus jusqu'où nous avons marché. Rue Solferino peut-être, ou l'Assemblée nationale.

Les choses semblent plus faciles aujourd'hui qu'il y a trente ans, mais tout reste extrêmement superficiel. On continue à foutre les pédés à l'eau et ils demeurentgay_egypte200.jpg des proies faciles pour bon nombre de cinglés près à leur tomber dessus à dix. Et je ne parle même pas des pays où notre vie est menacée, où l'on nous colle en prison, des pays où les lesbiennes sont violées pour leur apprendre la vie.

Alors que j'écris, je pense aux Égyptiens que l'on avait vus, il y a quelques années, exhibés dans une cage, pour certains un mouchoir cachant leur visage (j'avais pensé à M. que je crois en sécurité). Je pense aussi aux jeunes Iraniens condamnés à la pendaison.

Durban 2 va bientôt commencer, sous l'égide possible, de deux gentilles fées - la Lybie et l'Iran -, ce qui promet des moments d'anthologie. En 2001, lors de la première conférence, le Forum des associations s'était distingué par des sorties antisémites, sous couvert d'antisionisme, d'une rare violence. Cette fois, des engagements timides ont été pris afin qu'on n'assiste pas à ces débordements, mais les plus « progressistes » des pays ont obtenu qu'il ne soit pas fait mention de la traite des Noirs par les pays musulmans, ou du sort des femmes et des homosexuels en différents coins du globe.

Toutes ces voix réduites au silence, toutes ces solitudes, toutes ces mémoires font partie de moi, à l'occasion avec la même force que s'il s'agissait de mon peuple.

 

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(Source : Wikipedia)

 

19 avril 2009

Des hommes du parc

IMG_5077.JPGpodcast


Le soleil, à l'horizon, s'enfonçait lentement dans l'océan. Au-delà du regard, la ligne d'un bleu sombre, entre le ciel et la mer, se brouillait, entrait en ébullition peut-être, devenait lentement orange.

Dans d'ultimes reflets de rouge, les petites allées s'enfonçaient à flanc de falaise, entre les branches d'une végétation complice. On voyait, çà et là, les petites pointes des cigarettes, et l'on devinait déjà, comme tombées avec la nuit, les odeurs mêlées du tabac et du désir. Et ce fut enfin l'heure noire du cliquetis des boucles de ceintures, les boutons défaits à la hâte. L'heure noire, la belle heure, des marches hâtives - les regards en biais et les moues boudeuses. Un regard fut lancé, avec un souvenir de sauvagerie, soigneusement évité : le garçon timide avançait, les yeux sur le sol, dans le déni de ce qu'il venait chercher. Bientôt il arriva dans un cul-de-sac ; le chemin venait mourir là, sous un arbuste fleuri qui avait patiemment grignoté l'audace des pas répétés (autrefois ils descendaient un peu plus bas, au plus près de la mer, là où les roches se détachent avec fracas). Il s'assit sur un banc et, à son tour, alluma une cigarette. IMG_5080.JPGAu loin, les pas un peu lourds, les respirations fatiguées des plus vieux.

Son regard allait de ses pieds au bout incandescent de sa cigarette, tenue entre son pouce et son index - la posture était rodée - et, de temps à autre, entre les branches des arbustes, il affinait sa nonchalance, il adoucissait son regard, il esquissait un sourire, lancé à la mer, aux divinités des chemins, de la nuit et du désir.

Les pas se rapprochèrent. Il affaissa ses bras entre ses jambes écartées et écrasa la cigarette sur la terre, traça avec le mégot un dessin obscène sur le sol. Lorsqu'il releva la tête, un homme lui faisait face, qui osait le sourire éclatant.

 

17 avril 2009

Du facteur de village

Dans le petit village, le facteur klaxonne pour prévenir de son passage. Les habitants qui sont alors chez eux peuvent sortir et prendre le courrier par la fenêtre ouverte de la petite voiture jaune. S'il n'y a personne, le facteur descend et glisse le courrier dans la boîte.

Je viens de me rendre compte, alors que je fumais une cigarette sur le banc, qu'il klaxonnait même en arrivant devant l'unique boîte aux lettres (pour le dépôt) du village. Et les lettres de sortir en se dandinant joyeusement.

16 avril 2009

D'un diplôme

O., très gentiment, m'a scanné le rapport du jury de thèse et mon diplôme, reçus en mon absence, pour me les envoyer par mail. Le diplôme a été établi le... 1er avril. Je ne sais pas trop comment prendre ça.

12 avril 2009

De choses et d'autres

Journée très grisâtre, entrecoupée de ces petites pluies fines qui vous glacent les os. Matinée aux champs toutefois, où le tracteur nous a conduits cahin-caha. Enfin, j'exagère un peu : il ne s'agissait que de fendre du bois et de le charger dans le tracteur. Quelques gros vers blancs assez dégueulasses retrouvés à l'intérieur des troncs (en fait, des larves de capricornes). Mon dos s'est rappelé à mon bon souvenir, ce qui m'a permis de « passer » pour la séance de l'après-midi. J'ai commencé à relire, lové dans le fauteuil (et le chien, gentiment couché sur mes pieds, me servait de couverture chauffante), Antoine Bloyé, dans l'idée un peu vague d'enfin livrer un article universitaire dans la suite de mes travaux. Pour faire court, Nizan revient dans ce livre sur la trajectoire sociale de son père, issu d'un milieu modeste mais éligible au statut de petit-bourgeois. Premier roman de l'auteur, ce livre fut reçu un peu tièdement par le champ communiste : ça manquait de héros positifs et d'espoir...

Je me rends compte, en le relisant, à quel point Nizan tisse de ses phrases un maillage serré : hormis la possible création d'images mentales, étayées sur des descriptions précises si pas envahissantes, il ne reste au lecteur aucun vide à combler. La somme des savoirs de l'auteur et du narrateur, les émotions des différents personnages, toujours passées au prisme de la nécessité historique et de l'idéologie, dotent ce livre d'une épaisseur qui n'est jamais indigeste, mais qui a tout de même bien du mal à accueillir du lecteur autre chose que sa conscience politique. Qu'on ne se méprenne pas : contrairement à bien des romans (d'auteurs communistes) des années trente, celui-ci a conservé une totale lisibilité. Car il y a chez Nizan, au-delà même d'une maîtrise totale des figures métaphoriques qui ne l'entraînent jamais aux abords du ridicule, des failles, des motifs particuliers d'une angoisse quasi-métaphysique, qui font de ses romans autre chose que de simples romans à thèse.

 

Au grenier, il y avait une malle pleine des papiers, des carnets, des rapports qu'Antoine avait accumulés pendant sa vie ; dans la garde-robe, ses vêtements commençaient à perdre les plis que ses mouvements leur avaient donnés. Sa montre s'arrêta soudain, comme un cœur. Les lampes s'éteignirent. Par les croisées ouvertes, les dernières odeurs de la mort, des bougies et des fleurs s'évadaient.

C'est ainsi qu'une vie s'évapore, c'est ainsi qu'un homme quitte ses compagnons...

09 avril 2009

Des champs, toujours des champs !

IMG_4950.JPGUne très belle première journée de vacances. Les douleurs des uns et des autres, les oiseaux qui volent comme ci, les vaches qui meuglent comme ça, tous augurent, avec un degré variable de certitude, les changements de temps à venir. On verra bien.

À Paris, cela passe inaperçu, mais ici, je me prends à regretter d'avoir des connaissances aussi parcellaires des choses de la nature. Beaucoup de variétés de fleurs et de plantes sur le chemin des promenades, qui attirent mon œil, sans que je puisse les nommer. Charlot le chien renifle, pisse trois gouttes ici et là, tire à l'occasion sur sa longe lorsque dans les fourrées les petits rongeurs ou les gros insectes s'agitent un peu. Les vaches, leur grosse tête affable au-dessus des clôtures électrifiées, nous regardent passer en mimant très justement l'étonnement : sans entrave, le chien se mettrait à les courser, les éparpillerait dans tout le champ, ainsi qu'il l'a fait avec celles du père C. Un peu plus loin sur le chemin, un cheval seul excite la méfiance du chien qui fait soigneusement un écart mais lui lance tout de même un regard chafouin. Qui croit-il impressionner !

À chaque bruit de moteur - quelques voitures, quelques tracteurs - je ramène le chien à mes pieds : comme beaucoup de ses congénères, le bruit du moteur, la cuirasse solide l'excitent. Si en plus elle est jaune comme la voiture du facteur, il devient fou. Un peu plus loin encore, une très jolie maisonnette, archétype de la maison de vacances. D'ailleurs, un jeune couple est en train de bronzer sur des transats, au bord de la petite piscine. À les regarder discrètement, je me prends à imaginer un scénario. Ou plutôt, ma conscience s'efface derrière la leur : qui est ce type qui passe avec le gros chien noir ?

IMG_4946.JPGPeu après mon retour, M. arrive avec son tracteur chargé de bois qu'il déverse dans le jardin, étonné peut-être d'y trouver un inconnu en train de se désaltérer. Arriveront finalement mes hôtes et le maire du village, réunis autour de quelques verres. Ça s'agite en ce moment : l'un des conseillers municipaux, récemment installé dans le coin, fait des histoires à n'en plus finir...

Alors que j'écris ces quelques lignes dans le jardin, le chien s'amuse tout seul avec sa balle et tend à l'occasion l'oreille : le jour décroît et les grenouilles commencent leur chant d'amour.

07 avril 2009

Du retour au sud-ouest

Douze jours de vacances...

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