02 juillet 2008

D'un film vu en compagnie d'un marin

18947036.jpgMercredi dernier, Valse avec Bachir. Les premières minutes pourraient être consacrées à la surprise qu'occasionne la technique d'animation, si ce n'est que la violence vous saute à la gorge. Tragique de ce pays qui semble expier sans fin la réconciliation impossible de toute une région. Très touchant travail sur la mémoire et sur un inconscient dont on oublie trop souvent le dynamisme et la propension à enterrer la réalité sous un magma terrible d'associations symboliques et fluctuantes, tout en laissant traîner un fil d'Ariane dont on ne saura jamais s'il conduit à sa Vérité ou à un avatar.

Détail troublant et tout à fait personnel : plusieurs scènes montrent une boutique de Christofle. Quand ma tante a été évacuée de Beyrouth, elle a fait la connaissance d'une femme - devenue très vite sa meilleure amie, puis l'amie de la famille - qui, précisément, travaillait dans cette boutique. Quand elle a fini par mourir, vaincue par son cancer, elle était en train d'écrire un roman. Elle avait dit à mi-mots à ma tante qu'elle y parlait de son seul et unique amour. Pour un Libanais.

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Les dernières minutes sont à la limite du soutenable.

Commentaires

J'ai trouvé que le film avait du mal à démarrer mais très vite (pour moi, au moment où le soldat israélien au crane rasé commence à raconter son histoire...), une seule envie: se redresser et entrer dans le film.
La technique d'animation est je crois la plus appropriée pour traiter d'un sujet pareil,ça permet aux spéctateurs de prendre un peu de "distance" même si la fin vient comme une grosse claque pour nous dire que tout ça est réel!

Ecrit par : Fayçal | 02 juillet 2008

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